Naviguer et gagner de l’argent en grande croisière...
ou le rêve de devenir influenceur nautique !
Filmer sa traversée de l’Atlantique, partager une escale aux Saintes ou aux Açores, raconter son quart sous les étoiles du Pacifique et être payé en retour est un rêve que caressent de nombreux candidats à la grande croisière. Mais entre l’image fantasmée d’une vie connectée depuis une baie aux eaux turquoise et la réalité d’un vrai métier de créateur de contenu, il y a parfois un océan de différence. Enquête sur un phénomène qui transforme la grande croisière en studio flottant.

Raconter son aventure et en tirer des revenus…
Longtemps, il a fallu attendre le retour des marins pour savoir ce qu’il s’était passé en mer. Aujourd’hui, Riley Whitelum et Elayna Carausu, le couple australien derrière la chaîne YouTube Sailing La Vagabonde, comptent près de 1,9 million d’abonnés et les vues accumulées depuis la création de leur chaine en 2014 dépasse les… 460 millions ! Leur tour du monde à la voile est devenu un phénomène mondial : un modèle pour des milliers de navigateurs qui rêvent de faire de même. Naviguer, profiter de la vie et gagner (beaucoup) d’argent. Soyons honnête : leur trajectoire ressemble davantage à une exception qu’à une recette universellement reproductible.
Mais force est de reconnaître que le nautisme n’échappe pas à la vague plus générale qui a transformé l’influence en un secteur économique structuré. Entre 2020 et 2024, les recherches liées au nautisme sur les moteurs de recherche ont progressé de près de 25 %, portées par une soif collective d’évasion et d’aventures maritimes. Des marques allant des équipements techniques aux chantiers navals collaborent désormais avec des créateurs de contenu pour toucher une audience que les canaux traditionnels de communication atteignent de plus en plus difficilement. Le marin qui filme son empannage serré au large de Madère ou sa pêche miraculeuse à la traîne peut toucher une communauté de plusieurs (dizaines de) milliers de personnes passionnées, captives, et prescriptibles.
C’est une réalité, mais une réalité qui reste bien plus nuancée qu’un flux Instagram de couchers de soleil sur l’Atlantique.
La grande majorité des créateurs de contenu nautique naviguent entre la passion et le bénévolat. Une poignée seulement a réussi à transformer leur aventure en véritable activité économique viable. Et pour y parvenir, tous témoignent du même constat : ce n’est pas la qualité de la navigation qui fait la différence, c’est la qualité — et la régularité — du contenu produit.
Ce n’est pas non plus une tendance exclusivement anglophone, même si les grandes chaînes internationales comme Sailing Delos, Sailing Uma ou encore Gone with the Wynns ont montré la voie depuis les États-Unis, l’Australie ou le Canada. La communauté francophone commence à produire ses propres créateurs : des couples qui quittent un emploi stable pour partir faire le tour du monde en voilier, un carnet à la main et une caméra sous le bras. La question n’est donc plus de savoir si c’est possible. Elle est de comprendre à quel prix, dans tous les sens du terme.
Choisir le bon thème pour se différencier
Se lancer dans l’aventure et croire que filmer une belle traversée va suffire à obtenir une audience est un leurre ! Les plateformes numériques regorgent de vidéos de couchers de soleil en mer, d’arrivées dans des mouillages paradisiaques filmées avec un drone et d’apéros avec des amis dans les cockpits de bateaux tous plus beaux les uns que les autres (les bateaux comme… les invités !). Ce n’est pas ce qui construit une audience fidèle, et surtout pas une audience monétisable.
Les influenceurs nautiques qui existent réellement, qui durent et qui gagnent leur vie ont tous en commun d’avoir trouvé un angle éditorial précis et différenciant. Il peut s’agir de la technique pure : la rénovation d’un voilier d’occasion, la maintenance sur une longue croisière, les astuces pour gérer l’électricité à bord sans se ruiner. Il peut s’agir d’un style de vie particulier : une famille avec de jeunes enfants qui fait l’école en mer, un couple qui navigue sur un budget ultraserré, ou encore un navigateur solitaire qui raconte sa relation avec la solitude hauturière. Il peut enfin s’agir d’un engagement environnemental fort : documenter l’état des coraux dans les Tuamotu, suivre les migrations de cétacés dans l’Atlantique Nord, ou enquêter sur les plastiques flottants dans chaque bassin océanique traversé…
« Nous étions nous-mêmes inspirés par les vidéos de YouTube. Avant de larguer les amarres, nous avons passé pratiquement toutes nos soirées à regarder des vidéos pendant un an ou deux. Puis nous avons décidé de documenter notre propre voyage. Au début, nous espérions trouver l’un ou l’autre navigateur parmi nos abonnés et renflouer un peu notre caisse de bord. Nous n’avions pas prévu que nous allions générer une telle portée. » — Julia Luckeneder, Sailing Insieme
Ce témoignage de Julia Luckeneder, juriste de formation reconvertie en navigatrice-YouTubeuse, illustre un point crucial : les contenus qui fonctionnent ne sont pas ceux qui montrent la mer la plus belle, mais ceux qui transmettent une vérité humaine. La vulnérabilité d’un équipage face à sa première dépression atlantique, la joie maladroite d’une première pêche hauturière réussie, les tensions d’un couple qui partage quelques mètres carrés pendant une traversée de 25 jours : voilà ce que les abonnés recherchent. L’authenticité, bien davantage que la perfection visuelle.
La niche nautique présente aussi un avantage structurel : elle est suffisamment spécialisée pour que les taux d’engagement y soient naturellement élevés. Un plaisancier qui cherche à comprendre comment dimensionner un parc de batteries pour une transat ne zappe pas. Il regarde deux fois, prend des notes, et revient. Pour les marques qui s’adressent à ce public précis, c’est exactement l’audience qu’elles recherchent : qualifiée, passionnée, et prête à investir.
S’équiper pour filmer et diffuser depuis le bord
C’est la partie véritablement concrète du projet et elle est essentielle : filmer en mer demande une compétence et un matériel bien différent de ce qui est nécessaire pour filmer l’anniversaire du petit dernier dans son salon ! La contrainte première n’est pas le budget d’équipement : c’est la connectivité. Longtemps, la grande croisière et la création de contenu régulier étaient deux activités incompatibles : impossible de mettre en ligne une vidéo de 4K depuis le milieu de l’Atlantique sans disposer d’une connexion satellite hors de prix, réservée aux superyachts et aux navires de commerce.
L’arrivée de Starlink a changé la donne de façon radicale. Le système d’accès à Internet par satellite offre désormais aux plaisanciers des hauts débits depuis pratiquement n’importe quelle position dans le monde, avec une latence infime. Suffisant pour réaliser des montages en ligne, envoyer des fichiers vidéo volumineux et même diffuser en direct. Pour les créateurs de contenu embarqués, c’est une révolution aussi importante que l’invention du téléphone portable l’avait été pour les journalistes de terrain. Et le tout pour un tarif presque raisonnable : le kit Starlink Standard tourne autour des 450 euros auquel il faut ajouter un abonnement de base à 59 euros par mois – 239 euros par mois en traversées océaniques. C’est un poste de dépense à intégrer dans son budget à bord, au même titre que le carburant ou les vivres mais qui vous ouvre la connectivité quasiment sans limite même au milieu du Pacifique !
La chaîne de production vidéo embarquée
Du côté du matériel de tournage, les options ont considérablement évolué. Les caméras d’action de type GoPro ou DJI Action, étanches, résistantes aux chocs et au sel, forment souvent la colonne vertébrale d’un dispositif embarqué. Elles permettent de filmer sous l’eau, d’envoyer la caméra en tête de mât, à l’étrave en nav au largue ou dans le cockpit lors d’un grain. Elles se fixent partout, résistent à l’eau de mer et consomment peu d’énergie. Le top !

Pour les plans plus soignés — interviews, ambiances, plans larges de paysages — les appareils compacts sont nombreux et quasiment tous offrent des performances bien supérieures à ce qui est nécessaire. Ils offrent une qualité d’image cinématographique dans un format portable. Le principal enjeu est la stabilisation. En mer, même au mouillage, un bateau ne s’immobilise jamais vraiment. Les stabilisateurs mécaniques compensent efficacement les mouvements parasites du bateau et transforment une prise de vue balancée en un plan fluide et professionnel. A ne pas négliger.
Le drone est devenu incontournable pour quiconque souhaite proposer des vues aériennes de qualité. Le DJI Mini 4 Pro, compact, pliable et légalement exploitable sans licence dans la plupart des pays, s’est imposé comme une référence pour les marins, mais il en existe bien d’autres. Attention à ne pas oublier que certaines zones géographiques — parcs naturels, approches d’aéroports, espaces militaires — interdisent leur utilisation. Et faire décoller un drone depuis un voilier en mouvement reste un exercice délicat qui nécessite un apprentissage sérieux.
Pour le son — qu’il ne faut surtout pas négliger — le micro-cravate sans fil de type DJI Mic 2 ou Rode Wireless GO représente le meilleur rapport qualité/prix/praticité. Mais là encore, de nombreux modèles différents existent. À bord, le vent, les drisses qui claquent contre le mât et le bruit du moteur sont les ennemis naturels d’une prise de son propre. Un micro directionnel positionné proche de la bouche fait la différence entre un contenu au rendu professionnel et celui qui fait amateur.
Le montage et la publication : l’autre métier
Vous avez votre ligne éditoriale, réalisé les premières vidéos… Ce n’est que le début. Il faut maintenant passer à un nouveau métier : la production de votre vidéo. Sa durée doit déjà être bien maîtrisée. Si elle est trop longue, vous allez perdre toute votre audience. Trop courte, elle laissera un goût de trop peu. La durée standard des vlogs nautiques les plus regardés tourne entre 15 et 25 minutes. Et nécessitent en moyenne entre 20 et 40 heures de travail pour quelqu’un qui maîtrise son outil. Tournage, sélection des rushes, montage, étalonnage couleur, sous-titrage, thumbnail (l’image qui donne envie d’aller voir la vidéo), rédaction de la description avec mots-clés optimisés pour le référencement : tout cela prend du temps, beaucoup de temps. Du temps qu’il faut dégager quelque part sur un emploi du temps déjà bien rempli par la navigation, la maintenance du bateau et la vie quotidienne à bord.
Sailing La Vagabonde, exemple le plus emblématique de ce secteur, emploie aujourd’hui une équipe dédiée à la post-production : deux monteurs vidéo, une graphiste pour les vignettes, une personne chargée de la publication aux heures américaines (depuis la Nouvelle-Zélande), une assistante administrative depuis les Philippines. La chaîne est devenue une PME flottante…
Combien ça rapporte ? Des exemples concrets
Avant d’entrer dans les chiffres, une mise en garde s’impose : les données circulant sur internet au sujet des revenus des créateurs sont souvent enjolivées, partielles, ou extrapolées à partir de métriques publiques qui ne reflètent qu’une partie de la réalité. Les plateformes de streaming et les algorithmes de monétisation changent régulièrement. Ce qui suit est fondé sur les estimations disponibles, les témoignages recueillis et les données de marché les plus récentes.
Les revenus YouTube : de la publicité au partenariat de marque
YouTube reste la plateforme reine pour les créateurs nautiques de formats longs. Le programme partenaire de YouTube — qui permet d’activer la monétisation publicitaire — est accessible dès 500 abonnés et 3 000 heures de visionnage sur les 12 derniers mois. Mais les revenus issus de la publicité seule restent modestes : le CPM (coût pour mille vues) dans la niche nautique tourne autour de 10 à 20 euros, ce qui signifie qu’une vidéo vue 100 000 fois (ce qui est colossal) génère entre 1 000 et 2 000 euros bruts de revenus publicitaires. C’est mieux que dans d’autres catégories, mais insuffisant pour financer votre tour du monde.
Les vrais revenus arrivent avec les partenariats de marque : une intégration sponsorisée dans une vidéo — présentation d’un équipement de sécurité, d’une application météo, de vêtements techniques ou d’un dessalinisateur (liste non exhaustive) — peut se négocier entre 1 00 et plusieurs milliers d’euros pour une chaîne pouvant s’enorgueillir de 50 000 à 200 000 abonnés, selon le taux d’engagement et la cohérence du positionnement. Les grandes chaînes comme Sailing La Vagabonde, qui affiche 1,9 million d’abonnés et des revenus YouTube estimés entre 40 000 et 50 000 dollars par mois, ont négocié leurs contrats les plus structurants avec des chantiers nautiques. Le couple australien a notamment obtenu un deal très avantageux avec le chantier Outremer – ils ont longtemps navigué sur un 45 de la marque – avant de changer de monture et de courir les océans aujourd’hui sur un trimaran Rapido 60. Quel est le deal ? Personne ne le sait, mais naviguer sur ce type d’unité à plusieurs centaines de milliers d’euros est une chance…
Patreon et financement communautaire : le modèle le plus stable
Là où les revenus publicitaires fluctuent selon les algorithmes et les saisons, la plateforme Patreon offre quelque chose de précieux : la prévisibilité. Le principe est simple : les abonnés soutiennent financièrement le créateur en échange d’avantages exclusifs (contenus en avant-première, photos supplémentaires, réponses à leurs questions, participation aux décisions de route, etc.). Sailing La Vagabonde a indiqué que ses revenus Patreon, avec plus de 3 500 contributeurs versant entre 3 et 50 dollars par vidéo, représentaient l’essentiel de leurs revenus au cours de leurs premières années de navigations.
Pour un créateur moins connu, mais avec une communauté engagée dans une niche précise, une centaine de « patrons » qui versent chacun même que quelques euros peuvent représenter entre 300 et 1 000 euros mensuels de revenu récurrent. Une somme qui permet déjà d’envisager de couvrir quelques-uns de vos frais et des charges courantes d’un bateau en grand voyage.
La vente de produits et les formations en ligne
Julia et Markus Luckeneder, de Sailing Insieme, ont développé une source de revenu originale : la vente par correspondance de matériel technique pour les navigateurs hauturiers. Forts de leur expérience de plusieurs années en grandes croisières, ils ont ouvert le Sailing Insieme Blauwassershop, une boutique en ligne spécialisée dans les équipements de grande croisière sélectionnés et testés par leurs soins. Panneaux solaires, voiles de portant pour les alizés, pièces de rechange introuvables dans les marinas de certaines régions : leur expertise de terrain s’est transformée en valeur commerciale. Et grâce à Starlink, ils gèrent les commandes depuis n’importe où dans le monde.
D’autres créateurs ont choisi la voie des formations vidéo en ligne : guides de navigation côtière pour les débutants, cours de météo marine, formation à l’utilisation des instruments de navigation ou initiation à la mécanique diesel à bord. Ces produits pédagogiques, vendus entre 50 et 500 euros, nécessitent une vraie compétence dans le domaine en question mais peuvent constituer un revenu régulier si le bouche à oreilles fonctionne et si les avis des acheteurs sont positifs.
Les chiffres qui font rêver… et les autres
Pour un créateur nautique avec 10 000 abonnés sur YouTube et un taux d’engagement solide – ce qui est déjà un très beau résultat - , les revenus mensuels dépassent rarement 500 à 1 000 euros, toutes sources confondues. Avec 50 000 abonnés, on atteint potentiellement 2 000 à 5 000 euros. Le seuil des 100 000 abonnés, considéré comme une excellente audience dans la niche nautique, permet d’envisager un revenu mensuel de 3 000 à 8 000 euros si l’on combine publicités, partenariats, Patreon et vente de produits. Au-delà du million d’abonnés — une population très restreinte dans le domaine nautique — les revenus peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros mensuels, comme en témoignent les estimations publiées sur Sailing La Vagabonde.

Reste à trouver ces dizaines de milliers d’abonnés. Rappelons tout de même que 75 % des influenceurs actifs en France dans tous les secteurs sont des nano ou micro-influenceurs. Et leurs revenus médians sont inférieurs à 1 600 euros mensuels. Le nautisme ne fait pas exception à cette réalité.
Alors, bonne ou mauvaise idée ?
La question de la rentabilité financière est une chose. Mais il en existe une autre, plus fondamentale, dont très peu de créateurs parlent ouvertement avant de se lancer : le fait de devenir influenceur change profondément la nature même du voyage. Et pas toujours dans le sens qu’on imagine.
Pour générer une audience suffisante et imaginer en tirer un jour un revenu stable — appelons ça le seuil des 50 000 abonnés actifs — il faut publier régulièrement. Très régulièrement. Les algorithmes des plateformes récompensent la constance : une vidéo par semaine sur YouTube, une story quotidienne sur Instagram, deux posts par semaine sur TikTok, sans oublier les interactions avec la communauté dans les commentaires. Les créateurs qui réussissent publient pratiquement tous les jours sur au moins une plateforme. Ce rythme reste difficilement compatible avec une vie de navigateur autour du monde…
« Les gens pensent qu’on passe notre temps à naviguer et à filmer. En réalité, on passe autant de temps à monter, publier, répondre aux commentaires et chercher des partenariats qu’à naviguer. C’est un vrai métier, avec ses contraintes, ses deadlines et ses mauvais jours. » — Extrait d’une publication d’un navigateur-YouTubeur cité sur Hisse-et-Oh
Même si la donne a changé avec la possibilité de poster du milieu de l’océan, il n’en reste pas moins qu’il faut toujours filmer, trouver une histoire à raconter, monter le film… Et cela n’a rien d’évident depuis un bateau en transat ! Et si vous ne produisez pas de contenu, votre audience se délite et va voir ailleurs.
Votre voyage en bateau qui devait être une aventure intime que vous cherchiez à partager avec des passionnés se transforme alors en course contre la montre numérique.
D’autres créateurs ont tout simplement décidé de stopper. Les « Sailing Boys », un duo qui avait rassemblé près de 60 000 abonnés sur YouTube avec leurs péripéties pleines d’humour, ont délibérément mis fin à leur aventure en 2023 après plusieurs années en mer. Tim Hund et Vincent Goymann ont chacun pris des chemins différents : l’un est reparti en mer, l’autre a transformé leurs 330 vidéos en un long-métrage de cinéma. Un choix cohérent avec ce qu’ils étaient venus chercher : une aventure personnelle, pas une carrière dans l’audiovisuel.
Il y a aussi une question d’ordre écologique que peu de créateurs soulèvent, mais qui mérite d’être posée quand on navigue sur des océans de plus en plus malmenés. Filmer quotidiennement, stocker et traiter des fichiers 4K, diffuser en continu via satellite : tout cela a une empreinte énergétique non négligeable. Un dispositif de tournage embarqué complet consomme plusieurs centaines de watts-heure par jour. Sur un voilier en grande croisière, cela signifie dimensionner son parc solaire et ses batteries en conséquence, ou recourir davantage au moteur ou au groupe pour charger. Le paradoxe existe : certains créateurs naviguent sur des voiliers magnifiquement équipés en panneaux solaires pour une vie sobre, mais font tourner leur studio flottant 8 heures par jour… Est-ce bien raisonnable et le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?




